Jeudi 9 juin 2022

0km.

Plage de Lukovë.

RĂ©veil tard. Je mange une salade grecque avec Tommy au restaurant. Baignade. Puis on va tous les deux faire un petit trek en remontant la vallĂ©e le long de la rivière assĂ©chĂ©e. Un chien de berger bloque l’entrĂ©e de la vallĂ©e, impossible de le contourner mais il nous laisse tranquille lorsque le berger lui en donne les instructions. Sur le petit sentier, la vĂ©gĂ©tation devient rapidement très verte et riche, et le contraste avec le bas de la vallĂ©e est si contrastĂ© qu’on croirait avoir Ă©tĂ© transportĂ© dans un lieu tout diffĂ©rent.

Des ruines qu’on suppose ĂŞtre une ancienne chappelle.
Sensuelle forĂŞt.

De retour au festival, on rencontre un peu plus de monde. Promenade des deux lapins d’Alicia et Alban. Je suis très motivĂ© pour retourner au ritual danse, et seuls ces deux derniers viennent avec moi, on est donc trois. Après avoir dĂ©battu et pariĂ© dessus, on dĂ©couvre avec excitation le thème du jour: le feu. Des rubans de couleurs sont installĂ©s au centre du groupe, reprĂ©sentant un feu de camp. On chauffe toutes les parties de notre corps en les frottant avec nos mains. Puis on prend la chaleur et l’Ă©nergie du feu au creu de nos mains avant de jouer avec dans des mouvements de danses larges, amples et circulaires autour de nous. On baigne dans les flammes. On ramasse ensuite un ruban chacun, et on danse autour du feu en l’agitant comme une traĂ®nĂ©e de flamme. J’ai trouvĂ© le workshop encore meilleur qu’hier. Quelques minutes après la fin de notre rituel qui nous a appris Ă  maĂ®triser le feu, il commence ironiquement Ă  pleuvoir, de plus en plus fort, alors que la nuit est en train de tomber. Tout le monde court s’abriter, et je rejoins moi-mĂŞme Tommy et Nataly dans leur van. L’eau s’abat tout autour de nous dans un tintamarre de clapotement infernal, par-dessus le grondement du tonnerre. C’est bien triste de voir le festival ĂŞtre empĂŞchĂ© par ces conditions mĂ©tĂ©orologiques. Difficile mĂŞme de cuisiner, avec la porte du van fermĂ©e. On improvise un pique-nique de pain et de Philadelphia et de tomates et de chips. Après une heure, la pluie cesse, et on sort sur la scène de musique techno. On peut profiter un peu d’une trĂŞve du ciel, une petite heure avant que la pluie recommence. Ça court s’abriter de nouveau. Je reste sous la pluie, ce n’est que de l’eau. Si on accepte qu’on sera trempĂ©, il n’y a plus de problème. Je suis le seul qui reste danser et je m’Ă©clate. Je souris et fais signes au deejay, mais il n’a pas l’air content de voir qu’il n’y a qu’une seule personne sur sa musique.

Le lendemain, en discutant de la fin de soirĂ©e avec tous les autres, on apprend que Thea et Rafael avaient pris une photo du « crazy guy under the rain » et que c’Ă©tait moi.

Crazy guy under the rain.

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