Samedi 16 avril 2022

28km, 2h02.

Elle me confirme qu’elle Ă©tait au bar, je suis perturbĂ© mais ClĂ©mence me rassure sur ce genre de coĂŻncidence durant un voyage touristique. Aujourd’hui, je regrette un peu de ne pas avoir acceptĂ© l’invitation de Valentina. Elle m’envoie un message pour me dire de ne pas hĂ©siter si j’ai besoin de quelque chose.

Avant de reprendre la route, je me pose dans un café pour bruncher et écrire.

Vue sur mon bébé, ma maison, mon véhicule, ma vie.

Je suis rapidement rappelĂ© Ă  quel point j’aime ĂŞtre assis dans un cafĂ©, espace social avec juste assez d’intime et de partage Ă  mon goĂ»t, pour Ă©crire, tout en Ă©changeant des regards parfois incompris, parfois rejetĂ©s, parfois coquets, et contempler tout le bric-Ă -brac de la vie quotidienne qui s’y passe. En plus, ici, j’ai le statut supplĂ©mentaire de mon vĂ©lo, qui attire l’attention de papas envieux et rĂŞveurs, d’enfants fascinĂ©s, ou de filles curieuses. Je reste jusqu’en milieu d’après-midi.

Plus tard, Ă  vĂ©lo, je cherche Ă  acheter une bouteille de kĂ©rosène pour mon rĂ©chaud. Je n’ai pas trouvĂ© beaucoup plus d’informations mĂŞme sur internet; chaque pays Ă  des dĂ©signations diffĂ©rentes et parfois des noms similaires pour des produits Ă  la composition diffĂ©rente, et il est difficile de s’y retrouver. Ferry pour Ugljan. C’est une journĂ©e plutĂ´t venteuse aujourd’hui, la bora souffle de plus en plus fort. Le soir, je galère Ă  trouver un endroit, les locaux me disent que je peux camper oĂą je le veux, ça n’a vraiment l’air de dĂ©ranger personne, mais je peine Ă  trouver un bon endroit Ă  cause du terrain. Finalement, on m’indique le jardin Ă  l’arrière d’une Ă©cole, qui est fermĂ©e pour le week-end, et qui me protĂ©gera du vent. Deux fillettes sont amusĂ©es de me voir vĂ©ritablement faire apparaĂ®tre une tente d’un tas de toile. Je me promène dans le village, c’est la veille de Pâques, devant les Ă©glises on a allumĂ© un petit feu, et les villageois arrivent de tout part pour une messe, tenant des paniers remplis de pain emballĂ©. J’essaie de demander si je peux me joindre Ă  eux, mais ils me disent que « ce n’est pas public ». Bon. C’est la pleine lune, j’aimerais avoir une vue depuis la mer, mais le vent est si fort que c’en est impossible, on s’envole, il fait froid et ce n’est pas agrĂ©able. Je mange un pique-nique; c’est tellement plus simple quand il ne faut rien cuisiner ! Puis je m’endors tĂ´t, ma tente fouettĂ©e par la bora.

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