Samedi 2 avril 2022

100km, 5h39.

Cervigagno di Friuli, Aquilea, Grado, Staranzano.

Il a plu toute la nuit, et le temps s’est beaucoup refroidi, ce qui a impactĂ© la qualitĂ© de mon sommeil. Le matin, j’attends une trĂŞve de la pluie pour dĂ©monter la tente et me prĂ©parer, et juste au moment oĂą je pars, l’eau recommence Ă  tomber et j’enfile ma panopluie. J’ai appris de mes erreurs et cette fois je suis invincible.

Par ce temps, les promeneurs restent chez eux et ne sortent pas. J’ai le monde Ă  moi, Ă  partager avec les animaux, les oiseaux, la nature, qui, elle, resplendit sous ce nouvel arrosage tant attendu. J’observe des biches, des lièvres, des marmottes, des canards de diffĂ©rentes espèces, des hĂ©rons cendrĂ©s, des cygnes, et la vĂ©gĂ©tation est verdoyante et vivante. Quel plaisir de pouvoir contempler tout cela.

Un joli sentier juste après la pluie.
Un peu boueux quand mĂŞme… mais j’adore!

Ă€ midi, je mange un spaghetti Ă  l’arrabbiata suivi d’un tiramisu, dessert dont je ne peux dĂ©cidĂ©ment pas me passer. Sur la route pour Grado, il y a plusieurs vestiges romains autour d’Aquileia, et une basilique.

Un vieux pont Ă  Aquilea.

Puis je traverse le long pont Matteotti, d’oĂą on peut observer une impressionnante et belle nature. Sur la droite, la lagune de Grado, et partout des petites Ă®les, dont celle de Barbana et son sanctuaire. Un magnifique passage qui arrive Ă  Grado, très balnĂ©aire. La route continue ensuite le long du littoral. Ă€ un moment, la route revient juste Ă  cĂ´tĂ© de la mer, sur une plage sauvage et boueuse d’une mer retirĂ©e, et on aperçoit tout le Golfe de Trieste, et la ville du mĂŞme nom, au loin, oĂą le ciel a l’air de se faire menaçant. Je vois un phare qui clignote, annonçant une possible tempĂŞte.

Le Golfe de Trieste.

Sur toute cette route, le paysage continue d’ĂŞtre magnifique. C’est aussi le jeu de lumière crĂ©Ă© par la bataille dans le ciel entre le soleil et les nuages bleu sombre. J’aperçois de nouveau des flamants roses, mais malheureusement aucune photo concluante n’en ressort. Aujourd’hui, après tous ces paysages plats, j’ai commencĂ© Ă  voir les chaĂ®nes de montagnes en SlovĂ©nie. Sur le dernier bout avant Monfalcone, je roule vite, poussĂ© par cette mĂŞme force qui se rĂ©veille toujours en moi juste avant que j’atteigne ma destination. J’arrive Ă  l’auberge Ă  20h, c’est la chambre la moins chère que j’ai trouvĂ©e dans toute la rĂ©gion, et en appliquant la magouille d’outrepasser Booking, je gagne encore quelques euros. La chambre est petite, mais propre, c’est vraiment juste ce qu’il me faut pour cette courte nuit. Je sors chercher deux pizzas Ă  cĂ´tĂ©, et une boĂ®te remplie de pâtisseries. Ces dernières s’avèreront absolument immondes 👌🏻, mais les pizzas dĂ©licieuses, et j’ai accompagnĂ© mon repas mangĂ© dans la chambre d’un chinotto, une de mes boissons prĂ©fĂ©rĂ©es, en canette. J’ai des douleurs musculaires dues Ă  l’effort, je fais un peu de stretching et vais au lit.

Aujourd’hui, une librairie internationale que j’avais contactĂ©e par email m’a rĂ©pondu, et ils peuvent me commander le premier volume de l’autobiographie d’Elias Canetti. Ils se trouvent Ă  KorÄŤula, une petite Ă®le au sud de la Croatie, par laquelle je vais donc passer, ce qui devrait se faire dans trois ou quatre semaines. De quoi se rĂ©jouir !

Le vélo aussi à besoin de repos.

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