Mercredi 29 juin 2022

Corinthe, Agioi THeodoroi, Kineta, Athènes.

76km, 4h18.

Je me rĂ©veille tĂ´t. Laetitia part tantĂ´t. Je me baigne tout nu dans la mer. Quelle belle sensation de plonger dans l’eau la première chose le matin, dès le rĂ©veil. Je suis rarement rĂ©veillĂ© si tĂ´t, et je ne sais pas si c’est pour cela, mais j’ai l’impression de voir des couleurs que je n’avais jamais vues avant dans le ciel.

Sur la plage.
Tente sur la plage.

Je dois arriver Ă  Athènes aujourd’hui. J’ai peu dormi, mais je me sens en bonne forme le matin. Je roule jusqu’Ă  Corinthe et traverse le canal Ă©ponyme.

Juste après, je suis pris d’une fatigue extrĂŞme. J’essaie d’avancer encore une heure ou deux, mais c’est comme si mon corps n’avait plus aucune Ă©nergie et Ă©tait Ă  bout. Chaque tour de pĂ©dale demande un effort immense. Je me pousse, mais dois m’arrĂŞter près du premier arbre que je vois, Ă  l’ombre, et je m’y endors instantanĂ©ment, avant de me rĂ©veiller en sursaut quelques minutes plus tard Ă  cause de mon vĂ©lo qui est tombĂ©. Je continue jusqu’Ă  un cafĂ©, et m’endors Ă  la table plus d’une heure. Je continue encore, mais je vois bien que je n’y arriverai pas, il me reste plus de cinquante kilomètres Ă  parcourir. Je dĂ©cide avec dĂ©pit de prendre le train Ă  Kineta pour les derniers kilomètres. Hier avec Laetitia, on parlait justement de l’idĂ©e de devoir faire le trajet entier du voyage Ă  vĂ©lo, sans prendre de train ou de bus. Laetitia disait que c’Ă©tait un truc de mec de se poser une pareille condition. Mais on avait aussi coĂŻncidemment parlĂ© du fait de savoir Ă©couter son corps et se reposer lorsqu’il le faut, chose que j’ai toujours eu de la peine Ă  faire.

Dans le train.

Quelques minutes plus tard, j’arrive Ă  la gare d’Athènes, pĂ©dale jusqu’au Bedbox Hostel et y rencontre Lucas.

L’Acropole.

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