67km, 4h03.
Dubovik, Cetinje, Virpazar.


Décampement, adieux à ce magnifique endroit. Au restaurant, petit café, remplissage des bouteilles et nettoyage des pots, puis on repart en s’enfonçant dans les montagnes, à travers un très joli paysage parsemé de petits villages.



Très belle journée, passage à Cetinje, l’ancienne capitale. La ville est plutôt petite, plate, construite autour d’un long boulevard qui la traverse. Vu sa position géographique stratégique, plusieurs ambassades étaient placées ici. Le bâtiment de l’ambassade de France avait été architecturé pour le Caire, mais a été construit ici suite à une mauvaise communication télégraphique. Rapide tour au monastère.
Pendant qu’on est arrêté devant un magasin pour faire les courses, un bolide arrive en fonçant puis dérape en faisant crisser ses pneus pour se parquer sur le bord de la route. Les personnes alentour ne flanchent même pas, comme si ça arrivait tout le temps. Monténégro style. La vie dans la ville à l’air très calme, le boulevard ne contient pas officiellement de trottoirs, mais des piétons se promènent le long de la route pour se déplacer.
On mange notre pique-nique plus loin, près d’une petite rivière. On veut atteindre Shkodër demain soir, donc on fait la moitié du chemin aujourd’hui. Après Virpazar, Oli trouve un petit monticule près de la route le long du lac de Shkodër, et au milieu de arbustes et des bosquets sur un lit caillouteux, on monte nos tentes. On cuisine de nouveau des pâtes, cette fois un peu plus al dente, puis on ne tarde pas à aller se coucher. Je m’endors dans une cacophonie de couaquements de canards en provenance du lac auquel se mélange quelques bruits de battements d’aile, des aboiements éparses et le faible son continu du trafic lointain porté par l’eau.